139 – Privé-public

Lorsque j’étais étudiant, certains d’entre nous s’astreignaient à apprendre d’obscurs langages informatiques, persuadés qu’ils étaient de maîtriser ainsi les clés de l’avenir. Leurs efforts se sont révélés vains. Les techniques ont évolué plus vite que leur science fraîche. Même après nous être longtemps bouché les yeux, avoir feint de croire que ces questions techniques ne relevaient que de nos secrétariats, pour les rescapés de la galaxie Gutenberg que nous sommes est toutefois venue l’heure de maîtriser une nouvelle grammaire. Nous avons appris. #RescapesdelEspece

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© New York Times

              La mise en commun, par l’intermédiaire de plates-formes, d’informations dont l’identification, l’intérêt et la capacité de nuisances ultérieures sont rarement appréciées, ne m’apparaît pas comme un progrès dans l’échange mais plutôt comme une manifestation brute, primaire, voire primitive, de notre narcissisme. Un comportement qui n’est pas propre aux nouvelles générations. Il est, sinon vieux comme le monde, du moins aussi ancien que l’humanité. Lors de la publication du journal de Jules Roy[1], la réaction de Jean Daniel, dans Le Nouvel Observateur, avait consisté à déplorer le peu de place qu’il y tenait alors qu’il se croyait ami de l’auteur. Je serais mal placé pour contester le principe d’une exposition publique du domaine privé, mais il s’agit d’une matière particulièrement sensible qui doit, comme tous les explosifs, être maniée avec précaution. Ce qui implique que les constituants ne peuvent être déposés tels quels n’importe où, mais qu’ils nécessitent une organisation et une notice explicative.

              Les échanges permettent aux sociétés de croître et de se développer. Il convient toutefois d’établir des règles et qu’elles soient respectées. Les évolutions se produisent dans le cadre de relations institutionnelles. Les références sont plus ou moins balisées. Or, voici qu’en matière d’informations interfèrent de nouveaux supports dont la nature demeure mal définie. Même l’arbitrage de la Cour de cassation ne dissipe pas l’ambiguïté. Certes, son arrêt[2] stipule que les propos publiés sur les réseaux sociaux, et notamment sur Facebook, relèvent du privé et ne peuvent, en conséquence, être poursuivis au titre de la diffamation ou de l’injure publique, mais les magistrats se hâtent d’introduire des limites. Le caractère « privé » du compte n’est admis que s’il n’est accessible qu’à des personnes agréées par le titulaire et dont le nombre doit demeurer très restreint, sans que la Cour fixe une limite précise. Cette démarche juridique est justifiée par la notion de « communauté d’intérêt ». Le groupe d’« amis » Facebook est lié « par une appartenance commune, des aspirations et des objectifs partagés ».

              Une parole privée ne s’en déverse pas moins publiquement, explose à tous les niveaux. Le décalage entre la nature du propos et ses répercussions peut être sidérant. L’ancienne star de football David Beckham intervient sur Instagram[3] durant un chat en live de son fils Brooklyn, dix-sept ans, avec ses potes. « Tu devrais être à l’école », remarque le père avant d’ajouter « Et en plus, tu portes ma chemise ! » L’épisode est immédiatement relayé et la planète entière prise à témoin de ces remontrances familiales. Les diverses composantes de la tribu Delon étalent leurs lourds contentieux sur les réseaux sociaux.

          Les pages Facebook, les tweets, oscillent en permanence entre la blague, la confidence, le bavardage amical, la glorification ou la dénonciation du cercle des intimes et la prise de position publique, le débat social. Les frontières n’existent plus. Il faut ou l’optimisme béat, ou l’aveuglement du néophyte, de Bernard Pivot pour croire que Les Tweets sont des chats[4] et proclamer : « Twitter est un réseau choral qui n’est composé que de choristes. C’est un réseau avec des centaines de milliers de gens, mais déconnectés les uns des autres. Il nous permet de rester chez nous. C’est formidable. Vous faites ce que vous voulez. C’est la pleine liberté et la démocratie[5]. »

       À côté de ce monde de Bisounours, d’autres journalistes de télévision témoignent d’une expérience différente. Vanessa Burggraf, lassée des critiques acerbes qu’elle recevait, ce qu’elle décrit comme « un déferlement d’horreurs », a choisi de désinstaller l’application Twitter, comme l’avait fait Audrey Pulvar auparavant. Le médecin Michel Cymes, lui aussi très présent comme animateur d’émissions télévisées, a suivi le mouvement et s’est résigné à fermer un compte qui rassemblait 237 000 followers[6]. Il l’avait ouvert dans l’esprit célébré par son aîné de plus de vingt ans et ancien homologue dans l’animation d’émissions de télévision. Il a expliqué : « Malheureusement, le réseau social est devenu un réceptacle, un déversoir permettant à ceux qui n’ont que de la haine ou de l’agressivité à proposer, de s’exprimer. Et ce, dans tous les domaines, politique, médical et même sportif (football…). Je ne veux pas leur offrir une tribune pour s’exprimer. »

           La « pleine liberté et la démocratie » dont se targue Pivot se résume en réalité à la traque aux déviants, au règne de la force brute, de l’intimidation pratiquée par des groupes fanatisés. Laurence Boccolini s’est trouvée contrainte, elle aussi, de s’éloigner de Twitter après s’être risquée à une transgression majeure : avoir émis des doutes sur le bien-fondé d’un canular en caméra cachée de l’équipe de Touche pas à mon poste — TPMP, l’émission de Cyril Hanouna — visant le footballeur Hatem Ben Arfa. « Que m’a appris Twitter ce matin ?, a posté[7] l’ancienne animatrice du Maillon faible. De ne plus jamais oser ou même penser oser mentionner quoi que ce soit, qui soit de près ou de loin en rapport avec quelqu’un qui aurait regardé ou entendu parler de TPMP. »

             Au-delà de ces exemples, le réseau social américain connaît une stagnation de son nombre d’utilisateurs qui inquiète des investisseurs boursiers déçus par les résultats financiers. L’amateur de bons mots Bernard Pivot ne devrait-il pas se référer au père du genre, à Ésope, et au banquet de son maître Xanthos ? Il pense acheter au marché de Twitter ce qu’il y aurait de meilleur, puisqu’il y voit un lien de la vie civile, comme Ésope avait fourni son maître en langues lorsque celui-ci lui avait demandé de servir la meilleure des choses. Je me permets de lui rappeler que, le lendemain, sommé de fournir à son maître la pire des choses, Ésope avait à nouveau apporté des langues, mères des disputes, sources des divisions et des guerres, organes de l’erreur et de la calomnie.

              Les tweets et autres crottes électroniques abandonnées avec insouciance dans leur sillage par les usagers du cyberespace, s’ils n’ont pas le poids de l’écrit, n’ont pas pour autant le statut du verbe. Ils ne s’envolent pas. Des années plus tard, dans un nouveau contexte, ils sont susceptibles de réapparaître. Début 2017, pour préfacer la visite d’État que le nouveau Président américain devait rendre à la Grande-Bretagne et à sa famille royale, le Daily Mirror s’était fait un devoir, sinon une joie, d’exhumer des tweets de Donald Trump datant de septembre 2012 à propos de photos de paparazzi ayant déclenché une tempête médiatique. Ils avaient saisi la duchesse de Cambridge durant un bain de soleil dans le Luberon, seins nus sur la terrasse de sa résidence. Trump avait, à l’époque, proposé son appréciation et ses conseils en deux messages peu diplomatiques : « Kate Middleton est super — mais elle ne devrait pas bronzer toute nue. Elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même » ; « Qui ne prendrait pas Kate Middleton en photo pour se faire beaucoup d’argent si elle fait bronzette nue. Franchement, Kate ! » Un avis de professionnel.

              Une mésaventure analogue est arrivée à la jeune comédienne de 20 ans Oulaya Amamra, après avoir obtenu le prix du meilleur espoir féminin lors des César 2017 pour son rôle dans Divines. Elle a été accusée sur les réseaux sociaux d’avoir émis des tweets homophobes dans le passé. En conséquence, l’actrice a préféré fermer son compte en expliquant : « On dit un peu tous des bêtises à 14 ans. Mon regard a changé depuis, j’ai évolué, j’ai grandi[8]. » En revanche, le militant Samuel Lafont ne semble pas avoir évolué. Il avait conduit la liste présentée par le parti chrétien démocrate de Christine Boutin dans le Sud-Est lors des élections européennes de 2014. Une cheftaine de file dont il partage les opinions concernant les gays.

                 Christine Boutin avait, en 2012, brandi une Bible à l’Assemblée nationale pour protester contre l’adoption du Pacs. Dans un premier temps, elle avait été condamnée pour « provocation publique à la haine ou à la violence » après avoir qualifié l’homosexualité d’« abomination ». En janvier 2018, un arrêt de la Cour de cassation a annulé cette décision en estimant que « le propos incriminé, s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles ».

              À 28 ans et avec plus de 85 000 tweets à son actif, Samuel Lafont s’était retrouvé, de manière naturelle, en soutien de François Fillon. Il avait intégré les équipes du candidat. Particulièrement actif pour organiser le rassemblement, place du Trocadéro, destiné à sauver l’ancien Premier ministre lâché par de nombreux cadres de son parti, cette visibilité retrouvée a fait remonter à la surface le flot de propos homophobes qu’il avait colportés sur Twitter, en particulier lors des controverses autour du mariage gay. Samuel Lafont le résumait d’un : « Est-ce que je peux me marier avec mon chien, alors ? », reprenant la formule du député russe Vitali Milonov et tous les sous-entendus qu’elle charrie[9].

               L’une des dernières victimes en date de la mémoire du Web est le jeune Rayan Nezzar. Nommé, le 4 janvier 2018, porte-parole de La République en marche (LREM) par le nouveau délégué général du mouvement, Christophe Castaner, il s’est trouvé contraint, dès le lendemain, de présenter des excuses. Le site BuzzFeed a en effet exhumé certains de ses tweets mis en ligne en 2012 et 2013, lorsqu’il était à Sciences Po. Plus porté sur l’insulte à caractère sexuel que sur l’analyse politique, il qualifiait de « pouffiasse » Valérie Pécresse, de « couille molle » Bruno Le Maire ou invitait Jean-François Copé à « niquer [sa] mère ». Il a aussi traité Alain Juppé de « fiotte » et il a estimé que Manuel Valls avait « zéro couille ». Ces messages ont été effacés depuis. BuzzFeed précise qu’entre sa nomination et la révélation des messages insultants, Rayan Nezzar a supprimé près de 5000 tweets. Le porte-parole, penaud, s’est aussitôt coulé dans les canons de la communication « à l’américaine » mis en vedette à l’Élysée par son chef de file. Il a gazouillé : « J’ai tenu des propos irréfléchis quand j’étais étudiant, je les regrette bien évidemment et présente toutes mes excuses pour ces mots qui ont pu choquer. » Ce qui ne lui a pas évité de devoir donner sa démission quatre jours après avoir été nommé.

               L’apothéose a été fournie, du moins pour le moment, par Mennel Ibtissem, la candidate du télé-crochet de TF1, The Voice. Lors des enregistrement de l’émission durant l’hiver, elle avait passé avec succès les différentes épreuves, pourtant elle a choisi de se retirer, début février 2018. Elle a été emportée par une de ces vagues que font lever les fouineurs du Web. Ils avaient retrouvé ses posts sur Facebook, à l’occasion des attentats sur la promenade des Anglais à Nice et dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Elle y développait une vision complotiste des événements. Comme le fait, en toute impunité et à longueur d’antennes, un Gérard Depardieu.

         Foin de ce précédent – et de combien d’autres –, foin de ses excuses. La controverse ne la concernait plus à titre personnel. Elle était devenue le prétexte d’une de ces empoignades « idéologiques » comme ne cesse d’en produire notre Hexagone. Avec son foulard sur les cheveux, c’était trop. Elle symbolisait la « musulmane ». Qui plus est, la rebelle, celle qui ne se laisse pas « libérer » du patriarcat obscurantiste par les féministes ses sœurs. La gauche voyait rouge. Son prénom, Mennel, a soudain incarné le péril islamiste. Vu d’en face, se profilait derrière elle le spectre du « grand remplacement », cher à l’extrême droite identitaire.

               Bien peu de voix se sont élevées pour tenter de ramener le calme et l’incident à de plus justes proportions. Les mêmes mécanismes que lors de la dénonciation du burkini[10] se sont mis en branle. La musulmane et son voile ont pris, dans le nouvel imaginaire français, la relève de l’Algérien violeur des années post-coloniales[11]. Toutes les séquences de l’émission où Mennel Ibtissem était présente ont été coupées au montage. Le monde de la post-vérité a triomphé.

               Le droit à l’oubli n’existe pas sur le Web. Dès qu’une personnalité revient dans l’actualité, les archivistes tapis derrière leurs écrans se mettent au travail. Alors qu’il jouait, début 2017, Fabrice Luchini et moi au théâtre La Bruyère, le comédien Olivier Sauton a vu resurgir des messages antisémites qu’il avait diffusés en 2012 et 2013, une époque durant laquelle il fréquentait Dieudonné et Alain Soral. « À l’époque, ce qui me plaisait bêtement, c’était d’enfreindre l’interdit et jouer avec des sujets sensibles », a-t-il plaidé en expliquant que, faute de succès, il était durant cette période « amer, aigri et cherchait une figure ». Combien de candidats à des scrutins locaux, notamment parmi les représentants du Front national mais pas uniquement, se sont trouvés piégés par des propos racistes qu’ils avaient jugé amusant de faire figurer sur leur page Facebook ?

              L’excuse est toujours la même : « Ce n’était qu’une blague. » Certaines sont drôles, tel le tweet du député socialiste de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg, illustré par les portes d’un des bâtiments de l’Assemblée nationale ornées de panneaux spécifiant : « Entrée par la gauche », « Sortie par la droite ». « Les accès de @AssembleeNat sont de temps en temps facétieux », avait commenté ce « frondeur », critique de la gestion de François Hollande. C’est aussi l’humour qu’a plaidé un Français de 18 ans, interpellé à Belfort après avoir posté sur Facebook un message explicite : « Je n’ai rien à vendre, mais je cherche quelqu’un pour tuer Manuel Valls. Un tueur à gages, expert ou non. » Il se disait prêt à investir mille euros sur ce contrat.

       Durant les deux semaines qui ont suivi l’investiture de Donald Trump, des messages d’appel au meurtre du nouveau Président américain ont été régulièrement postés sur les réseaux sociaux. Une recherche sur Twitter, en utilisant le logiciel Dataminr, a fait apparaître 12 000 tweets contenant l’expression « assassinate Trump ». S’ils n’étaient pas tous à prendre au premier degré, les messages étaient si nombreux qu’il devenait difficile, pour les services secrets, de distinguer le vrai du faux.

           Une Autrichienne, de 18 ans également, a vécu la situation inverse. Victime, elle est allée jusqu’à engager des poursuites judiciaires contre ses parents car, depuis sa naissance, ils n’avaient cessé de la photographier et de diffuser les clichés, exposant l’ensemble de la vie de cette jeune femme au voyeurisme ambiant. Elle se sentait humiliée. La gendarmerie française, dans le cadre d’une campagne contre les prédateurs sexuels, a diffusé une mise en garde auprès des parents : « Certes, vous pouvez être toutes fières ou fiers d’être une maman ou un papa de magnifiques bambins, mais attention ! Nous vous rappelons que poster des photos de ses enfants sur Facebook n’est pas sans danger ! Il est important de protéger la vie privée des mineurs et leur image sur les réseaux sociaux. »

              En utilisant de manière de plus en plus massive, et pour certains d’entre eux compulsive, ces nouveaux outils de communication, les dirigeants politiques banalisent leur parole et dégradent leur fonction sociale. Ils sont amenés à réagir sur n’importe quoi, à devenir commentateurs plus que décideurs, animateurs du débat et non références. Leurs propos ne sont qu’un gazouillis de plus dans la volière. De deux choses l’une : ou le tweet est conventionnel et il passe inaperçu donc il n’avait pas lieu d’être et mieux aurait valu s’abstenir ; ou il est transgressif, il crée le buzz mais il entraîne son auteur dans une surenchère qui finira tôt ou tard par provoquer sa perte. L’équipe de campagne de Donald Trump avait été contrainte d’interdire au candidat l’accès à Twitter en raison du caractère irréfléchi et caricatural des commentaires qu’il ne cessait d’égrener. Le flot d’insultes a été tel – de une à six par jour – que le New York Times a pu en tirer des infographies en dépouillant les 14 000 tweets du candidat au sein desquels 1 550 insultes ont été relevées.

            Cette addiction du quarante-cinquième Président américain tend à se retourner contre lui en raison de la tendance lourde des réseaux sociaux : se moquer, détourner, vanner. Par exemple, pour défendre son décret contesté sur l’immigration et l’interdiction d’entrer aux États-Unis adressée aux ressortissants de certains États musulmans, Donald Trump avait protesté dans un tweet[12] contre la décision de juges ayant suspendu sa décision. Il avait conclu son message par un As we wait for what should be EASY D ! Il voulait dire qu’il n’y avait pas lieu d’attendre et qu’il s’agissait d’une décision facile à mettre en place. Son D était une abréviation de décision. Sauf qu’en argot D désigne aussi dick, c’est-à-dire le pénis et que Easy D prend naturellement le sens de « fille facile ». Dès lors, les twittos s’en sont donné à cœur joie, avec en tête de file le site X Pornhub et l’application de rencontres gays Grindr. Même sous forme de gazouillis, la communication demeure un art complexe.


Notes : 

[1] Les Années déchirement, Les Années cavalières, Les Années de braise, Albin Michel, parus en 1997, 1998 et 1999.

[2] Arrêt n° 344 du 10 avril 2013 (11-19.530), première chambre civile – ECLI:FR:CCASS:2013:C100344. Ce blog https://blogaylavie.com/ et la page Facebook https://www.facebook.com/pfisterthierry qui l’accompagne et l’illustre ne sont pas concernés puisque les liens sont accessibles sans limitation. Il s’agit donc de paroles publiques relevant du droit de la presse et de l’édition. Le texte du blog est au demeurant protégé par un copyright.

[3] 23 janvier 2017.

[4] Albin Michel, 2013.

[5] Le Figaro, 1er mars 2017.

[6] Les internautes qui suivent votre profil, votre actualité ; en particulier les abonnés à votre compte Twitter.

[7] 9 novembre 2017.

[8] France2, 25 février 2017.

[9] Cf. le post 4, Un moment gay, https://blogaylavie.com/2017/10/01/4-un-moment-gay/

[10] Cf. le post 100, Cyberdéstabilisation. https://blogaylavie.com/2018/01/13/100-cyberdestabilisation/

[11] Voir sur ce point la conclusion de Todd Shepard dans son ouvrage Mâle décolonisation, L’« homme arabe » et la France, de l’indépendance algérienne à la révolution iranienne, Bibliothèque historique Payot, 2017. Voir aussi, du même auteur, 1962, comment l’indépendance algérienne a transformé la France, Bibliothèque historique Payot, 2008. Dans le chapitre VII, Musulmanes voilées, pieds-noirs violents et famille française : genre, sexualité et différence ethnique, Todd Shepard revient sur le débat similaire qui, à l’aube de la Ve République, a mobilisé les féministes et les forces politiques en présence : Etat français et FLN. Depuis les années 1950, les autorités françaises prétendaient faire du dévoilement un signe de modernité et d’émancipation. Elles ont cherché à l’imposer. Des positions qui se retrouvent presque inchangées sur la scène contemporaine.

[12] Cité par Maxime Robin, Les Inrocks, 8 février 2017.

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